Le Dragon occidental (Draconis occidentalis) :



Taille : 20 mètres (de la tête à la base de la queue).

Aspect : Les dragons occidentaux, comme les sauriens, ont une tête, quatre pattes et une queue ; comme eux, ils ont une bouche largement fendue pourvue de nombreuses dents, leurs tympans sont à fleur de peau et leur corps est recouvert d'écailles cornées très résistantes (certains individus ont même des plaques osseuses et des épines dorsales reliées par des membranes, mais on ne sait pas s'il s'agit de cas isolés ou d'un stade de développement plus avancé). Comme tous les tétrasauriens, ils sont également pourvus d'une paire d'ailes à la peau écailleuse, d'une paire de cornes et leurs pattes antérieures possèdent un pouce opposable.

Couleurs : bleu, noir, rouge, blanc, jaune, vert.

Distribution : espèce de tétrasaurien appartenant au genre des dragons et vivant principalement en Europe et en Amérique du Nord.

Habitat : Montagnes, marais et forêts denses.

Nourriture : Carnivore (grands mammifères).

Moeurs : Solitaires.

Commentaires : ce type de dragon est très répandu et c'est la représentation la plus fréquente que l'on se fait du dragon.


Le Dragon d'orient (Draconis sinoensis) :



Taille : plusieurs mètres de long.

Aspect : forme ophidienne, tortueuse ; généralement sans aile.

Couleurs : bleu, noir, rouge, blanc, jaune (pour les dragons les plus nobles).

Distribution : Asie et Indonésie.

Habitat : ciel, lac ou souterrain.

Nourriture : animaux et fruits.

Moeurs : ce sont des animaux sacrés qui ont des fonctions divines.

Commentaires : ont distingue trois genre de dragons orientaux, différenciés selon leur nombre de griffes, à savoir, les dragons japonais ont des pattes à trois griffes, les dragons chinois à quatre ou cinq griffes, les dragons indonésiens et les coréens à quatre griffes.


Le Dragon chinois :



Aspect : corps serpentin, sineux. Machoire féroce et barbue. Certains sont de véritables compositions animales. Pattes à quatre ou cinq griffes. Sur le crâne, il porte une petite crête lui permettant de voler.
Son corps comporte 117 écailles semblables à celles d'une carpe, 81 sont d'essence bénéfique (yang) et 36 d'essence maléfique (ying). Ainsi, malgré les ravages qu'il peut provoquer, il tend globalement à la bienveillance.
Les dragons chinois peuvent adopter d'autres formes, notamment celle des hommes.

Nourriture : les hirondelles rôties.

Développement : de l'éclosion à l'âge adulte, il subit de nombreuses métamorphoses.

Commentaires : Ils sont souvent représentés avec une perle dans leur bouche ou entre leurs griffes; c'est de cette perle magique qu'il tire leur puissance.

On distingue quatre dragons chinois principaux : t'ien-lung, le dragon céleste portant sur son dos le palais des dieux; shen-lung le dragon spirituel aux écailles d'azur contrôlant les vents et les pluies; ti-lung, le dragon terretre déterminant le cours des ruisseaux, des rivières et des fleuves; fu-ts'ang-lung, le dragon souterrain gardant les métaux précieux et les gemmes.

Mais ajoutons encore les dragons-rois (lung-wang), comme le dragon de feu immortel au corps d'homme, vivant dans le fond des océans, dans un palais resplendissant; le dragon-poisson (yu-lung) favorable au succès des examens; le dragon du langage (Pi hsi); le dragon musicien (Ch'iu-niu); celui qui veille à la stabilité des monuments (Pa hsia); le gardien des temples (Chao fêng); celui qui protège des incendies (Ch'ih wen); celui qui est sage (Suan ni) sur le trône de Bouddha; le dragon des querelles (Pi han); celui qui est gravé sur la poignée des épées (Tai tzu); celui qui est gravé sur les gongs (P'u Lao); le dragon de la gloutonnerie (t'ao t'ieh) - formé d'un corps double et d'une tête unique et purvu de six pattes - souvent gravé dans le fond des assiettes et des plats pour inviter les humains à la tempérance.

Les dragons des quatre points cardinaux qui provoquent des tremblements de terre quand ils changent de position. Le dragon du tonnerre qui aime à se tranformer en un enfant au corps bleu. Le dragon jaune, ou dragon cheval, messager divin qui émergea de la rivière Lo pour révéler à l'empereur le diagramme circulaire du Ying et du Yang, ainsi que le système divinatoire du Yi-king. Notons, pour finir, que les dragons chinois sont à l'origine des grandes dynasties impériales, les premiers empereur ayant dans leurs veines du sang de dragon. Les attributs des empereurs de Chine sont ornés d'un dragon spirituel (shen-lung) - l'empereur veillant aux intérêts de son peuple en distribuant des bénédictions - et cette ornement est réservé à l'empereur seulement; l'usurpateur qui le porterait serait puni de mort!


Le Dragon japonais :



Aspect : ressemble au dragon chinois, si ce n'est qu'il est plus reptilien et moins aérien. En outre, ses pattes sont à trois griffes.
Il existe un dragon de feu fait dont le corps est fait de flammmes.

Couleurs : rouge, vert, violet, noir, blanc.

Moeurs : souvent des dragons de mers, ils sont magiciens. Le dragon d'eau génère des pluies à l'odeur poissonneuse, ou bien des pluies de couleur rouge quand il est malade. Le dragon blanc conduit son souffle dans la terre où ce dernier se transforme en or. Le dragon violet crache et sa salive se change en gemmes.

Activités : le dragon japonais femelle à neuf enfants. Le premier aime chanter, aussi le sommet des cloches a-t-il une forme de dragon ; le second collectionne les instruments de musiques, aussi, koto (harpe) et suzumi (tambour) sont-ils décorés en son honneur ; le troisième trouve sont plaisir dans la boisson, aussi lève-t-on les verres en son honneur ; le quatrième aime à se risquer où réside le danger, aussi grave-t-on son image sur les pagodes et les poternes... ; le cinquième est un tueur, aussi le trouve-t-on en ornement sur les épées ; le sixième se livre au plaisir d'appendre, aussi le voit-on figurer sur les livres ; le septième à une ouïe extrêment sensible ; le huitième passe son temps assis, aussi le rencontre-t-on sur les fauteuils ; le neuvième porte des poids, aussi est-ce lui qui se trouve sculpté sur les pieds de table.

Commentaires : il est quatre dragons-rois. Sui Riu, dragon de la pluie ; Han-riu, dragon aux neufs couleurs qui ne peut atteindre le ciel ; Ka riu, le dragon pourpre ; Ri riu, dont la vision perce jusqu'à cent kilomètres. Les esprits renards, sournois, sont les ennemis des dragons japonais ; ils possèdent des objets magiques leur assurant une protection contre ces dragons.


Wyverne (draconis albionensis) :


Taille : celle d'un veau.

Aspect : forme reptilienne ; une paire de pattes griffues et une paire d'ailes de taille modeste. Machoire forte avec dents acérées. Cracheur de flammes. Parfois, du bout de sa queue pointe un dard empoisoné.

Couleurs : vert, gris.

Distribution : Grande-Bretagne.

Habitat : forêts.

Nourriture : chair animal. Peut s'en prendre aux hommes.

Moeurs et activités : vit camouflées dans les fourrés, à l'affût d'une proie.

Commentaires : des wyverne héraldiques existent sur des boucliers et des drapeaux comme symbole de force. Sa sauvagerie peut être adoucie élevée par des humains, et la wyverne peut devenir animal de compagnie, comme semble en attesté le récit anglo-saxon de Maud et de la Wyverne. La petite Maud recueillit, un jour qu'elle se promenait dans le bois, un petit dragon tout triste qui avait été abandonné par sa mère. Quand les parents de Maud comprirent qu'elle voulait faire de ce bébé wyverne un animal de compagnie, ils lui ordonnèrent, d'un ton sans équivoque, de ramener la wyverne où elle l'avait trouvé. Mais Maud, trop attaché à son petit dragon, décida de le cacher dans une cabane au milieu du bois. C'est là qu'elle éleva le dragon, en cachette de tous, et ils devinrent des amis secrets.
Mais comme la wyverne avait grandit, son appétit aussi, et elle se mit à chasser le bétail de la région. Les paysans, comprenant qu'un prédateur féroce rodait dans la région, se mirent eux-même en chasse de la wyverne qui, rusés et dangereuse, toujours les dévorait. Maud ne put calmer la wyverne, dont les instincts avaient finalement pris le dessus, même si le dragon restait toujours très doux en présence de Maud qui ne courrait aucun danger.
Puis voici qu'un fort gaillard armuré, épée et bouclier en main, se met de la partie. Il tue la wyverne, mais Maud, assistant au massacre de son amie, frappe le gaillard d'une pierre à la tête qui aussitôt s'enfuit. La wyverne en sang agonise dans les bras de Maud en pleurs, pauvre enfant qui a perdu toutes ses illusions.


Worm (ver) (Draconis nematoda) :


Taille : est devant le python ce que le python est devant le ver de terre.

Aspect : serpentin. Sans aile et sans patte.

Couleurs : rouge, vert, gris, noir.

Distribution : Angleterre, puis Europe.

Habitat : forêts humides et puits. Près des sources d'eau.

Nourriture : chair animal. Lait.

Commentaires : la guivre est une espèce de worm timide. Son souffle est mortel mais la vue d'un corps nu la confond jusqu'à la faire rougir et fuir.
Un des worms les plus célèbres est le ver de Lambton. Aucun poisson de mordait au bout de la ligne de John, héritier des Lambton. Perdant patience, il maudit la rivière injurieusement et, aussitôt, il eut une prise. Mais il ramena sur le rivage une bête hideuse, noire, suintante, d'une odeur abominable et dont les yeux rougeoiyants sondaient votre âme avec impunité. John jeta l'exécrable créature dans le fond d'un puits et s'en fut. Mais, bien que le temps passait, le souvenir du ver rampait visqueusement dans sa mémoire laissant une trainée de cauchemars luisants derrière lui. John, hanté à la folie, décida de rejoindre la Terre sainte pour se laver de tous ses péchés de jeunesse.
On remarqua alors au puits un dégagement de vapeurs écoeurantes, quand surgit un immense serpent noir. Le ver de Lambton avait grandi, et il ravageait maintenant la région, mangeant le bétail et vidant les vaches de leur lait. Le seigneur de Lambton eut ainsi l'idée de verser chaque matin tout le lait des vaches du village dans une auge géante, ce qui suffit à rassasié le monstre. Sept ans s'écoulèrent avant que John ne revînt dans un village désolé, qu'il entreprit aussitôt de secourir. Il consulta une magicienne qui lui conseilla de revêtir une cuirasse hérissée de piquants. Le monstre, qui ainsi chercha à l'étouffer, se retrouva percer de part en part et périt dans un renvoi sanglant.
Mais afin d'éteindre la malédiction pesant sur les Lambton, John devait sacrifier la première personne qu'il rencontrerait après avoir tuer le dragon. Cette personne était son père et John ne put se résoudre à le tuer. Aussi, jusqu'à la neuvième génération, tous les Lambton moururent violemment.


Dragon fée (Draconis fades) :


Taille : gros comme une hirondelle.

Aspect : draconnet ailé ; ailes de papillon ; parure d'écailles ; corne longue et torsadée.

Couleurs : très variés.

Distribution : îles enchantées.

Habitat : Jardins, prairies, bois.

Nourriture : baies, feuilles, jeunes pousses.

Commentaires : dragons très rares.


Drake (Drakos drakos) :


Taille : plus gros qu'un crocodile.

Aspect : deux paires de pattes. Sans aile. Corps reptilien.

Couleurs : vert ou gris (cracheur d'acide), marron ou rouge (cracheur de feu), bleu ou blanc (cracheur de glace).

Distribution : Europe.

Habitat : bois et plaines.

Nourriture : régime omnivore.

Moeurs et activités : chasseur, cuilleur.

Commentaires : dragons cracheurs de feu (gazothèque remplie d'un gaz inflammable comme le méthane), de glace (gazothèque remplie d'un gaz proche de l'azote) ou d'acide (acidothèque).
Des villes européenne comme Drakeford, Drakelow, des montagnes comme Drakensberg, etc... traduisent l'existence passé d'un drake.


Lindorm (Draconis unio) :


Taille : aussi grand qu'un arbre.

Aspect : serpentin. Sans aile et muni d'une seule paire de pattes courtes. Esprit vif.

Couleurs : vert, gris, noir.

Distribution : Europe du nord jusqu'en Asie central où Marco Polo en a découvert.

Habitat : forêts et cimetières.

Nourriture : chair animal. Cadavres humains.

Commentaires : un récit suédois raconte comment une reine, qui se lamentait de n'avoir point d'enfants, alla consulter une magicienne qui lui conseilla de manger deux bulbes d'oignon. Dans sa hâte, elle avala le premier sans même en avoir ôté les peaux, et le goût qui lui vint dans la bouche était fort déplaisant. Pour le second, elle prit soin de le peler avant de le manger. Ainsi, elle eut deux enfnats. Mais si le second était normal, le premier s'avéra être un horrible dragon à deux pattes : un lindorm. Epouvanté, elle jeta l'enfant par la fenêtre, et la créature abandonnée alla se réfugié dans les bois.
Les années s'égrainèrent et le prince devint un beau jeune homme en âge de se marier ; mais il ne trouvait point de compagne, comme le sort lui interdisait l'amour. Un jour qu'il passa par le bois, il faillit tomber de terreur à la vue d'un grand dragon qui se dressait devant lui. Mais ce dernier lui apprit qu'il était son frère aîné et lui révéla qu'il ne trouverait pas de promise, aussi beau prince fût-il, tant que lui-même n'eût trouvé une demoiselle consentante. Inutile de préciser qu'aucune jeune femme ne voulut accepter de se marier au lindorm ! Pourtant, un jour, une jeune princesse, conseillée par sa mère, se rendit dans le bois, le corps enroulé dans de nombreuses chemises. Rencontrant le dragon, elle lui promit de se dévêtir si à chaque pièce de vêtement qu'elle quittait, lui se défaisait de l'une de ses peaux. Quand la jeune femme fut nu, le lindorm, qui était près d'elle à la toucher, ôta selon les règles sa dernière peau, et il se trouva sous la forme d'un beau jeune homme, prince aîné héritier légitime du trône. Ils se marièrent et, pendant la somptueuse réception qui honorait leur union, une vielle femme s'approcha de la reine ravit d'avoir retrouver ces deux enfants et lui souffla : "J'ai oublier de vous préciser qu'il faut peler les oignons avant de les manger..."


Hydre (Draconis hydra) :


Taille : celle d'un chien jusqu'à celle d'un ours.

Aspect : dragon à têtes multiples, cornues ou non. Doté ou non d'ailes. Muni ou non de pattes.

Couleurs : olivâtre, glauque.

Distribution : Grèce. A pu essaimer jusqu'en Asie Mineure.

Habitat : marécages et cavernes.

Nourriture : chair animal et/ou humaine.

Commentaires : l'hydre la plus célèbre reste l'Hydre de Lerne, à laquelle Hercule fut confronté lors de son deuxième travail (mythologie grecque). Né de Typhon et d'Echidna, le dragon vivait dans une caverne près du lac de Lerne. Il evait le corps d'un chien et était doté de neuf têtes de serpents dont l'une était immortelles. Hercule, quand il se mesura au monstre, lui coupa une tête, mais aussitôt deux autres repoussèrent à se place. La situation était problématique. Avec l'aide d'Iolaos, son fidèle compagnon, Hercule brûla les têtes de l'Hydre, qui ainsi n'avaient pas le temps de se scinder en deux et de se régénrer. Il ne resta bientôt, qu'une tête résistante au feu. Mais Hercule trancha la tête immortelle et l'enterra sous un lourd rocher ; puis il trempa ses flèches dans le sang du dragon afin de rendre leur blessure mortelle. Et Hercule s'en fut vers ses dix travaux suivants.
On dit que le sang de l'Hydre entra dans la composition du philtre létal que Nessus, moribond, donna à Déjanire et qui provoqua la mort d'hercule. On dit aussi que l'odeur méphitique qui s'exhalait du fleuve Anigros était engendré par les flots de sang de l'Hydre qui s'étaient déversés dans ses eaux.


Serpent de mer (Draconis aqua) :


Taille : immemsément long, plusieurs kilomètres.

Aspect : dragon à têtes multiples, cornues ou non. Doté ou non d'ailes. Muni ou non de pattes.

Couleurs : noirâtre, bleuâtre, verdâtre.

Distribution : Océans, mers, lacs.

Habitat : abysses, vase.

Nourriture : poissons ou mammifères marins.

Commentaires : tôt dans l'histoire européenne les dragons de mers apparaissent, et l'on inscrit sur les cartes géographique, à l'emplacement des territoires inconnus : "Ici demeurent les dragons".
La mythologie judéo-chrétienne connaît un dragon d'eau mâle extraordinaire : Léviathan. Le cinquième jour, où Dieu donna vie à toutes les créatures, il façonna le puissant Léviathan afin que ce dernier domine sur les océans. Son corps est long de plus de mille kilomètres est invulnérable, sa tête est pourvue de plus de trois cents yeux de braise, ses naseaux expulsent des jets de vapeurs bouillantes. Au début, Dieu avait crée deux de ces dragons, mais leur gigantisme étant, il dut en détruire un et en contrepartie accorda l'immortalité à Léviathan. Depuis, dans la durée des trois dernières heures du jour, Dieu joue avec Léviathan, et cela sera jusqu'au jugement dernier, où Léviathan mourra et où sa chair sera donné en nourriture au juste et ses os serviront à construire des abrits. Et ses restes luminescents jetés sur Jérusalem feront que la ville sera vue des quatre coins de la Terre.
Le livre d'Enoch fait de Léviathan un dragon femelle et son partenaire mâle serait Behemoth, dragon du désert dans le Dendain, long de onze kilomètres, où il résidera jusqu'au jugement dernier.
Des chercheurs ont vu dans Léviathan une représentation grandie du crocodile du Nil ou de la baleine. Des scientifiques ont même évoqués la survivance de dinosaures aquatiques (plésiosaure...), comme pour expliquer l'hypothétique existence du monstre du Loch Ness, bel exemple de serpent d'eau.

Un autre dragon d'eau, tout autre et beaucoup moins imposant, mais qui a sa place ici également, est le Drac. Dans Trésor de la Mythologie pyrénéenne, Olivier de Marliave nous dit : "étymologiquement, le Drac est parent du Dragon, lui-même issu du dieu Draco dont le nom a figuré sur des autels votifs où il apparaissait sous les traits d'un serpent. Cet animal a hanté toutes les mythologies indo-européennes jusqu'aux Vikings et leurs fameux drakkars."
Les dracs habitent les cours d'eau. Bien connu dans la Vallée de l'Aude, chaque drac est entouré de draquets, des serviteurs. Son activité favorite est de noyer les humains. Il se déguise souvent en âne, pour leurrer les passants. Cete métamorphose est très répondue : un groupe d'enfants recontre un âne courtois qui les invite à monter sur son dos et, à chaque fois qu'un enfant enfourche l'âne, son dos s'étire de façon que tous le groupe puisse monter. Puis le drac sous sa forme d'âne se met au galop et précipte les enfants dans l'eau de la rivière. Pour conjurer le sort, il faut prononcer : "Dieu me damne ! Que je parte, par la queue de l'âne !". Des trous d'eau porte le nom, en souvenir du drac, de "trou de l'âne".
Les gâteaux du drac étaient déposés dans les recoins des maisons pour s'attirer la clémence du drac, comme il est d'usage de le faire fait avec les lutins. Cet aspect lutinesque a survécu dans le folklore et le dragon d'eau s'est lutinisé. Ernest Plagnard nous dit : "Depuis bien longtemps, on n'entend plus parler à la veillée de ce diablotin facétieux et subtil dont les gens des campagnes avaient tant à se plaindre autrefois. A peine si les plus anciens en ont gardé un vague souvenir.
Mais leurs grands-pères le connaissaient bien, ce Drac invisible, insaisissable, si agile qu'on l'aurait cru déguisé en courant d'air, ayant le don de métamorphose. Dormant le jour dans les landes parmi les fleurs de bruyère, comme les korrigans ou les poulpiquets du pays d'Armor, la nuit, il devenait insupportable."


Dragon-oiseau & Serpent à plumes (Draconis avis) :


Taille : imprécise.

Aspect : sont munis d'ailes et possèdent des plumes. Des individus différents selon les contrées.

Couleurs : variées.

Distribution : Océanie, Amérique, Europe, en considérant tous les types.

Habitat : forêts, plaines et montagnes.

Nourriture : oiseaux, feuille et fruits.

Commentaires : le plus célèbre reste Quetzalcoatl, le serpent à plumes, dieu du Mexique précolombien. Dieu de la Végétation à Teotihuacan, à côté de Tlaloc, dieu de la Pluie, il devient chez les Aztèques dieu de la pensée religieuse et des arts. Il a édifié le cosmos et a participé à la création et à la destruction de plusieurs ères du monde. Dominant la cinquième période du monde il créa les humains de ce cycle en descendant dans le Mictan (monde souterrain) où il rassembla les os des ancêtres, surquelle il répandit son sang avant de façonner les Hommes. Sous la forme d'Ehecalt, il se fait dieu de la fertilité. Les mythes qui racontent sa disparition prédisent son retour. Les légendes confondront Topiltzin Quetzalcoatl, souverain de Tula, qui contribua à l'implantation des arts et des techniques avec le dieu Quetzalcoatl, son protecteur. Les scientifique pensent que le mythe de Quetzalcoatl a commencé avec le Quetzal, oiseau dont les caudales supérieures prolongent la queue en une magnifique traîne verte chez les mâles, qui tombe et repousse chaque année après les nids. Les plumes étaient très prisées par les civilisations mayas et aztèques pour les rituels de cérémonies.


Basilic & Cockatrice (Basiliskos) :


Taille : soixante centimètres.

Aspect : il appartient au Draconis avis. Forme reptilienne, avec des plumes (ailes) ou des pattes d'oiseaux.

Couleurs : verdâtre, jaunâtre.

Habitat : petit bois, campagne, bocage.

Nourriture : oiseaux, rongeurs, lapins.

Commentaires : le basilic le plus commun ou basilic-petit-roi (basilisk signifiant déjà en grec "petit roi", ce nom est un pléonasme) est doté d'un diadème de chair en excroissance, ce qui lui a valu à juste titre son nom. Un texte attribué à Pline l'Ancien par Una Woodruff dit ceci : "Les Basilics transforment en désert le pays où ils vivent. Le venin de leur regard est si puissant qu'il peut dissoudre les rochers et brûler l'herbe d'un simple coup d'oeil. Les oiseaux tombent en plein vol et un homme monté sur un cheval tua un basilic avec une pique, et l'infection, remontant à travers l'arme, tua non seulement le cavalier mais aussi la monture. L'eau où ils étanchent leur soif reste empoisonnée. On dit que la première de ces créatures est née du sang de la Gorgone. Cependant, ils continuent à se reproduire en pondant des oeufs qui sont couvés par des crapauds lorsque brille l'Etoile du Chien.
De tous les animaux, seules les belettes ne sont pas affectées par ces monstres, et les attaquent à vue. De plus, on croit que les basilics ont peur du champs du coq." Brunetto Latini ajoute au sujet du basilic qu'il "est empli de venin à tel point que celui-ci ressort à l'extérieur du corps et brille sur sa peau". La rue, l'herbe de grâce, serait invulnérable au poison basilicique. Si ce basilic ne dépasse pas la taille d'un chat, il est des basilics plus gros, que l'on distingue en les nommant Grand Basilic. Le venin de leur regard change la chair en en pierre et pour le vaincre il faut renvoyer à l'aide d'un miroir le rayon létal de ses yeux. Il emprisonne les princesses et il couvre ces parites sensibles d'émeraudes.
Avec le Moyen Âge, le basilic va subir quelques mutations. Son corps se voit muni de pattes d'oiseau, de deux à quatre pairs selon les individus, sur dos poussent des ailes chiroptéennes et sa tête dragonne se retrécit puis s'affine pour dessiner un bec et finalement prendre la forme d'une tête de coquelet. Il prend alors le nom de cockatrice.
Citons un autre type basilicique : le codrille. Son regard est aussi pétrifiant que celui du basilic. C'est la Salamandre couvé par un corbeau qui engendre un codrille. Ils habitent sous les ifs, cachés dans l'ombre des pierres. Si le codrille vous voit en premier, vous serez aussitôt changé en statue de pierre, mais si c'est vous qui le surprenez d'abord, alors vous serez immuniser contre lui. Ainsi, vous pourrez l'apprivoiser et il vous conférera le pouvoir de soumettre à votre volonté les oiseaux et les serpents, ainsi que les eaux des fleuves et des mers.


Le piasa :


Taille : celle d'un veau.

Aspect : pattes griffues, corps couvert d'écailles, doté de deux ailes. Tête évoquant un visage humain aux yeux injectés de sang, munie de cornes de cerf et d'une barbe drue. Longue queue fine et fourchue.

Couleurs : noir, rouge ou vert.

Distribution : Alton dans l'Illinois.

Habitat : grotte pendant l'automne et l'hiver, fleuve au printemps et en été.

Commentaires : Il fut un temps où la tribu des Illini, situé dans l'Illinois actuel, coexistait pacifiquement avec le Piasa. Mais, un jour qu'une bataille entre les tribus eu lieu, la Piasa emporta deux cadavres de guerriers et ne put résister à la tentation de goûter la chair humaine. ce fut la fin de la coexistence pacifique. La Piasa se mit à attaquer les humains, notamment les enfants, plus tendres dans la bouche.
Le chef Ouatogo eu l'idée de se promener seul en chantant bruyamment, de façon à attirer le monstre, pendant que des guerriers embusqués jailliraient par surprise pour occire le monstre.
Le piège réussie et l'on peignit la bête sur la falaise se dressant au-dessus du Mississipi. Pour conjurer le dragon et l'empêcher de renaître, on avait pour habitude de tirer des flèches, puis des balles, sur la peinture.
Certains chercheurs (cryptozoologistes) classent le Piasa, ou Piasaw, parmi les thunderbirds (oiseaux-tonnerre). Piasa signifie d'ailleurs "oiseau mangeur d'hommes".
En draconologie, le Piasa fait partie des Draconis avis.


Elementaux du feu (Salamandra mirabilia ou Draconis ignis) :


Taille : changeante.

Aspect : elle tient du chien et du lézard. Des excroissances étoilées couvre son corps, d'où suinte un poison létal et capable de contaminer les eaux.

Couleurs : noirâtre, rougeâtre.

Commentaires : son sang est si froid que la Salamandre éteint le feu. Mais au Moyen Âge, la Salamandre mute et elle n'éteint plus le feu. Elle le recherche, devient ignicole et vie avec cet élément, et force personnes ont dit en avoir vu dans le foyer de leur cheminée, si bien qu'aujourd'hui, on nomme "Salamandres" les Elémentaux du feu. Beaucoup plus liées au feu, puisqu'elles ne peuvent vivre en dehors des flammes, sont les Pyrallis (Salamandra pyrallis), mouches à tête de dragon. Des essaims dansant de Pyrallis ont été vus dans les forges de Chypre.

Activités : la Salamandra mirabilia secrètent un cocon de laine ignifugée au coeur du feu.


Tarasque (Draconis leo) :


Taille : approximativement celle d'un gros cheval.

Aspect : dragon à tête de lion, doté d'une crinière hirsute. Corps couvert d'écailles hérissées et coupantes comme des lames et muni en outre d'une carapace de tortue à chaque flanc. Ces pattes sont armées de griffes d'ours.

Couleurs : olivâtre, glauque.

Distribution : à Nerluc, entre Avignon et Arles.

Habitat : bois.

Nourriture : bétail et humains.

Commentaires : c'est sainte Marthe qui, s'en allant de par les villes pour prôner la nouvelle religion, défia la tarasque et la rendit, par la force de sa foi, inoffensive, avant que les habitants de nerluc ne massacre la bête monstrueuse. En souvenir du monstre, Nerluc prit pour nom Tarascon, et un château fut édifier au-dessus du repaire de la défunte tarasque. Le lundi de Pentecôte, à midi, les habitants défilaient, conduisant une tarasque de carnaval.





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